Le site du LAC (Loisirs, Arts et Culture) - CE Eurocopter
Loisirs Arts et Culture
http://www.lac-ce-eurocopter.com

 

« septembre 2010 »
L M M J V S D
30 31 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 1 2 3
 


Photothèque




Contact :  

aéromodélisme

bclaret

Aéromodélisme

 06 FEVRIER 2009


Vous étiez au terrain ce vendredi ? Moi non, pluie et vent fort sur l’ouest de la région m’ont fait reculer.Par contre je me disais qu’à la pente c’était peut être possible. Direction Kirbon pour tenter la pente sud-ouest. Arrivé à Trets il fallait se rendre à l’évidence, le relief est dans les nuages, demi-tour.
Le lendemain, temps très couvert mais .... Mistral ! Le matériel est vite chargé dans la voiture : je n’ai qu’une aile volante prête au vol. Sur le site de vol ça souffle fort et dans la bonne direction mais il fait très froid. La végétation a encore poussé : peu de visibilité latérale et quasi nulle vers le bas depuis le point de pilotage. Les arbres génèrent de fortes turbulences, lancer ma Booby va être difficile.

Vous ne connaissez pas la Booby ? C’est un truc, je ne touve pas d’autre mot pour qualifier cet engin volant, conçu par un Australien et qui en principe vole. Si je vous assure, j’ai visionné des vidéos. Pour la forme, le concepteur s’est inspiré du Fou à pattes bleues appelé Booby en Australie. Bernard dit que c’est un fer à repaser. 1,3 m d’envergure pour plus de 900 g, c’est un gros fer quand même. Vous imaginez donc que le lancement de "l’outil" au dessus des pins va être un peu coton, surtout que ce fer n’a pas de poignée ! je vous l’ai dit, c’est un drôle d’engin.

Radio dans la main gauche, la main droite pour le modèle, une bonne impulsion légèrement vers le haut, c’est parti. Ca passe juste au ras des pins, après c’est la bagare pour tenter de stabiliser la bête et gagner l’altitude qui permettra de se dégager des turbulences. Bigre, le centrage est vraiment arrière pour ces conditions de vol, bon je pose. Enfin c’est vite dit, les rouleaux sous le vent sont terribles et il me faut marcher un peu pour récupérer l’aile. Ouverture de la boîte à malices, fixation de deux petits plombs sur les "becs" à l’aide de blinderm et c’est reparti.

La pente est à moi seul, longs aller-retour à pleine vitesse. Avec ce vent il faut pousser sur la profondeur pour garder une altitude constante et là, ça va vite ! Relacher le manche gauche en bout de run, la restitution est excellente, un coup d’ailerons et l’aile bascule, repart dans l’autre sens. Prise d’altitude puis prise de vitesse, boucle, une deuxième dans la foulée, une troisième... Reprise d’altitude, boucle inverse puis les tonneaux, pas très beaux. il faudra revoir le différentiel aux ailerons.

Le vent forçit encore. A la verticale de la crête, à 50 m d’altitude, il faut vraiment pousser sur la profondeur pour ne pas faire marche arrière. J’estime le vent établi à 50km/h et à 70km/h dans les rafales. Presque une heure et demie de vol et je commence à avoir très froid, , il va falloir songer au retour au sol. Plus facile à dire qu’à faire. La Booby semble se trouver dans un tambour de lave linge, programme essorage ! Malgré ça, trouver un espace pas trop éloigné, entre les pins de 4 m. Salade de manches, raté, je m’en suis pris un. Juste une dérive cassée et l’Oracover déchiré, vive l’EPP massif !

Pas d’odeur d’éthanol, pas de pointeau à régler mais du grand air, une vue magnifique et des vols... C’est pas mal le vol de pente. Vendredi prochain il y aura du vent, ça ne vous tente pas ?


 Imprimer l'article    

Date de publication : le 10 février 2009    
Date de dernière modification : le 10 février 2009    
Auteur(s): aéromodélisme