J’ai fais siffler SportWing et Reed...
Que de silence depuis de longues semaines, pas un bruit de moteur au terrain, peu de présence au local... Cet hiver rigoureux nous a t’il tous transformé en marmottes ?
Nous sommes quelques uns à nous être déplacés et avoir effectué quelques vols. Le vent souvent fort et mal orienté, le froid qui paralyse doigts et cerveau ne permettent pas de faire de beaux vols. J’ai même cassé deux hélices le même jour. Las de ces conditions je me suis tourné vers le vol de pente.
Une première tentative avec Jean Pierre à la croix de Rognac s’est avérée décevante. Nouvelle tentative la semaine dernière, au même endroit. Vent variable en force et direction, pas encourageant. Je lance le Hotplay malgré une batterie pas au mieux de sa forme. Ca part bien droit sur 10m puis, brutalement, 1/2 tonneau à droite, nez pointé vers le sol. Je revis la même scène qu’il y a deux ans avec mon Fitness qui percute la falaise.... Manche droit en butée à gauche et vers l’avant (je pilote en mode 1), au dernier moment les ailes reviennent vers l’horizontale, profondeur à cabrer. Ca passe à 50 cm du caillou. Le reste du vol sera plus cool mais après 30 mn le soleil baisse et le vent aussi. Très turbulente cette pente, je ne suis pas prêt d’y revenir !
Vendredi, le froid et le Mistral sont encore là, je n’irai pas au terrain. Pas très fort ce mistral, ça doit être bon pour la pente de Kirbon. Ca fait un moment que je dois tester l’aile volante SportWing de Robbe ainsi qu’un petit planeur léger de conception personnelle. C’est parti !
Arrivé au point de vol le vent est un peu de travers et souffle à 35-40 km/h. C’est peut être un peu fort pour ces appareils tout juste testés par quelques lancers main par temps calme. Je commence par la SportWing. Premier lancer entre les arbres, l’aile monte rapidement, passe derrière la crête et termine sa course dans un bouquet de pins. La deuxième tentative est la bonne, en poussant bien l’aile remonte doucement le vent balottée par les turbulences puis pénètre dans un air plus laminaire et monte. Pendant 45 mn je vais explorer la pente, prendre de l’altitude, tester la "bête", Je ne pensais pas que les 270g (moins de 10g/dm² !) de cette machine pourraient étaler un vent de cette force. Bien sûr elle manque d’inertie mais les commandes répondent bien. Il faudra apporter quelques modifs aux réglages des débattements mais après je pense que SportWing m’accompagnera souvent sur les pentes. Mis en confiance par ce vol j’ai envie de tester le planeur. Auparavant il faut poser. A Kirbon, depuis que la végétation a poussé, on parle plus de retour au sol que d’atterrissage ! Premier passage, je suis trop haut et repart pour une autre tentative. Là je suis trop loin et il me faudra rechercher l’aile pendant plus de 5 mn.
Le planeur est vite assemblé et vérifié. Un peu anxieux je jette au trou. Dès les premiers mètres il se fait balader par les remous mais j’arrive à l’amener en air plus calme. Premièrement le stabiliser, ensuite régler les trims et il en faudra pas mal sur la profondeur. Les tests se poursuivent et permettent de découvrir les défauts de l’appareil. 460g et un charge alaire de 22g/dm², c’est du léger dans ce vent. Plus d’inertie que la SportWing, commandes efficaces sur la profondeur, sensibles en roulis sur les premiers degrés puis ça se dégrade. Le tonneau commence bien puis se termine laborieusement en bariquant beaucoup. La direction est très peu efficace. Il faudra analyser tout ça à froid. Parfois j’ai un peu peur car je vois les ailes plier plus que sérieusement, les empennages font également preuve de souplesse. La machine accepte quand même boucles enchaînées, "tonneaux", renversements. La boucle inverse ne peut se terminer normalement, la vrille est une spirale bien verticale. Le vent diminue, le vol devient laborieux ; 50mn de vol, je suis gelé car le soleil est bas sur l’horizon. Il faut poser et là c’est pas du gâteau. Malgré les remous je ramène la machine à moins de 10m. Je suis content.Je voulais donner un nom à ce planeur. Sa souplesse et sa solidité face aux éléments m’ont donné l’idée de le baptiser REED. Ca fait mieux que roseau mais ça veut dire la même chose.
Imprimer l'article Date de publication : le 14 février 2010
Date de dernière modification : le 14 février 2010
Auteur(s): aéromodélisme



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